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LE TOIT DU STADE A TUÉ LE SPORT – UNE HORREUR SIGNÉE RIO !

La solution du Toit du Stade était pourtant si simple et si économique.

« Comme la Ville de Montréal a agi pour construire
le Toit du Vélodrome – cette dentelle de béton -,
la structure la plus compliquée à n’avoir jamais existée mondialement
et dix fois plus compliquée que les consoles du Stade ».

Photo 1: Toit du Vélodrome vue des airs
Photo 1: Toit du Vélodrome vue des airs
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Photo 2: Une dentelle de béton
Photo 2: Une dentelle de béton
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Photo 3: Une dentelle de béton
Photo 3: Une dentelle de béton
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Avant propos.- Je ne trouve pas de mots pour qualifier cette sale histoire du Toit du Stade. Est-ce normal que 33 ans après les Jeux, la « cher » RIO cherche encore quelqu’un pour lui concevoir un Toit différent du Toit original sur notre Stade Olympique ? Connaissez-vous un seul appel d’offres dans lequel le contrat n’a pas été octroyé après 5 ans ?

D’ailleurs, il y a quelqu’un, quelque part qui devrait vérifier toutes les phases de ce subtil appel d’offres où les conditions auraient pu changer en cours de route, où les exigences fixées limitaient les soumissionnaires, où le contrat du type PPP fut abandonné après qu’un soumissionnaire fut retenu, où la firme qui demande l’appel d’offres et celle qui fut choisie reviennent encore et toujours au dossier même après qu’une d’elle eut manqué son coup avec le Toit de 1987, où certains ingénieurs y sont depuis avril 1974 lorsque M. Taillibert fut mis à la porte de son Projet du Parc Olympique, où la RIO a choisi comme prochain Toit le projet d’une firme où les détails de la solution demeurent confidentiels jusqu’à l’octroi officiel, ce qui deviendra alors un fait accompli comme les politiciens savent si bien faire !

J’ai été dérangé lorsque j’ai pris connaissance du déroulement de cet appel d’offres jusqu’à maintenant sur le site letoitdustade.ca– à l’onglet « Documents à télécharger ».

La mauvaise route empruntée à dessein par le maître à bord « la RIO » a tué le Projet du Stade de Sport et l’argent des fumeurs fut littéralement gaspillé au lieu de servir pour le sport.

Des hommes forts mettent en danger les Jeux

Malgré les hommes forts qui prirent charge du dossier en avril 1974 et un certain bureau d'ingénieurs, en novembre 1975 la construction des Installations du Parc Olympique retardait au point que les organisateurs craignaient le pire - l’annulation des Jeux. Les travaux des sept derniers mois progressèrent si rapidement qu’un miracle se produisit et le COJO prit officiellement possession du Stade Olympique le 13 juin 1976. Les Jeux eurent lieu comme prévus et ils se terminèrent dans l’euphorie avec un succès inespéré.

Deux photos datées du 5 novembre 1975, huit mois avant le début des Jeux et 3 ans et demi après l’annonce de 1972, attestent l’état d’un Stade peu avancé, pas de gradins, un seul anneau technique installé, plusieurs consoles à terminer, des piscines où tout reste à faire, des stationnements à demi construits, un Vélodrome presque terminé et bien entendu aucun aménagement extérieur.

Montréal et le Québec avaient « sauvé la face » devant le monde entier.

Vue aérienne, 5 Novembre 1975
Vue aérienne, 5 Novembre 1975
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Vue aérienne coté est, 5 Novembre 1975
Vue aérienne coté est, 5 Novembre 1975
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Les vrais sauveteurs

Voussoirs en attente
Voussoirs en attente
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La RIO prit tout le crédit de cette réussite, oubliant même que les ingénieurs européens associés à l’architecte Taillibert nous avaient « sortis du trou » en venant à notre rescousse à la toute dernière minute pour reprendre et faire les plans et devis des structures portantes du Stade, des Piscines et du Mât, oubliant même que la Ville avait fait préfabriquer les voussoirs et anneaux techniques du Stade, à l’abri des grèves et du vandalisme chez l’entreprise de Saint-Eustache Schokbéton. Sans ces ingénieurs et sans cette précaution de Montréal « à l’extérieur du site et chez une entreprise sérieuse », il n’y aurait pas eu de Stade, ni de Mât, ni de Jeux. Voici 2 photos dont l’une de l’usine Schokbéton qui a préfabriqué voussoirs, anneaux techniques et autres pièces spéciales et l’autre montrant les voussoirs des consoles en attente d’être transportés au chantier.

Usine Schokbéton
Usine Schokbéton
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À quand le Mât et la toiture mobile ?
Le Parti Québécois et l’Après-Jeux – 1976 à 1985

Les Jeux terminés, il fallait payer les dépenses. Une facture salée et un déficit de près d’un milliard de dollars refroidissaient l’ardeur de ceux qui voulaient passer à l’Après-Jeux, c’est-à-dire enlever les installations temporaires, terminer le Mât, mettre en place le Toit mobile et rendre le Parc utilisable selon la planification originale de la Ville de Montréal qui n’était plus au dossier.

Les élections de 1976.- Un pépin: des élections eurent lieu à Québec quelques mois après les Jeux. Échaudés par la facture salée des constructions olympiques, plus d’un québécois hésitaient à reconduire au pouvoir le Parti Libéral. Le Parti Québécois gagna cette élection de novembre 1976 et voulut en savoir plus sur le dossier olympique avant de donner carte blanche à la continuation.

La RIO s’est piégée elle-même

La RIO pressée par des gens d’ici avait mis dehors le maudit architecte français et son équipe d’ingénieurs bien avant les Jeux. Se pétant les bretelles, la RIO oublia cette seule équipe capable de construire le Mât et le Toit mobile comme prévus sur les plans. Elle n’y fit jamais appel en 33 ans, une erreur injustifiable et impardonnable ! Il n’y eut aucune volonté politique de s’adresser à l’architecte concepteur pour qu’il termine son projet. Utilisons des gens d’ici pour terminer les études et plans !!

Ce dossier hautement technique avec ses premières mondiales du génie était devenu un dossier uniquement politique. En 1977, le Parti Québécois créa la Commission Malouf pour connaître les causes des sommes extravagantes dépensées (pour voir mon texte à ce sujet, cliquez ici). Le temps de régler les comptes passé, la RIO tenta de terminer cette œuvre qu’elle ne maîtrisait pas en s’adressant aux mauvaises personnes. La RIO prit le mauvais chemin en s’adressant à des experts, ou à des ingénieurs proches, ou à des comités par-dessus comités, bref plusieurs …, plusieurs mandats attribués pour se faire dicter des recommandations par des gens qui ne connaissaient pas toutes les subtilités de ce chef d’œuvre, pour vérifier … car elle ne savait pas.

La RIO s’est piégée elle-même en oubliant ceux qui avaient vraiment sauvé les Jeux, … par xénophobie, par pression de gens d’ici, par favoritisme. C’est aux Québécois de conclure. Une chose est certaine. Elle a gaspillé plus de $200 Millions dans des Toits inadéquats alors qu’il devait être léger, rétractable et peu coûteux, même pas $50 Millions. Elle a chassé nos Expos et nos Alouettes avec un Stade qui faisait peur aux gens. Elle a tué le Sport.

De 1976 à 1985, c’est la période des hésitations de non connaisseurs engendrées 1) Par un Gouvernement qui veut définir la vocation du Parc Olympique (Comité Charron), comme si Montréal ne l’avait pas définie ; 2) Par les avis ou questionnements des experts qui ont libre cours, du type « Le Mât va s’écrouler si nous ne construisons pas une colonne support dessous ; les pattes avant du Mât s’écartèlent. Construisons-nous le Mât en acier ou en béton ? Un Toit fixe ou mobile ? Avec climatisation ou non ? » Ces piétinements amenèrent le 1er Toit du Stade en 1985, neuf ans après les Jeux.

Voilà la Vraie Vérité.

Le Toit du Stade

En parcourant ce chapitre, vous apprendrez ce qu’est le Toit Taillibert et ses composantes, toile et quincaillerie de supports. Un texte résume chaque Toit compris dans les $200 Millions jetés à l’eau : Toit Socodec-Lavalin 1985 – Toit d’acier 1994 – Toit Birdair 1998 – et bientôt $300 à 400 Millions de plus, le couronnement de notre piège « le Toit d’acier de SNC-Lavalin » que le président-directeur général de la RIO fait des pieds et des mains pour convaincre en catimini les politiciens du Gouvernement du Québec que c’est le seul Toit (!?) que la RIO a trouvé et … que le PDG le veut à tout prix.

En effet, le PDG de la RIO confirmait le 4 mai 2009 que son CA avait recommandé au Gouvernement de procéder avec le nouveau toit d’acier et d’enclencher des travaux majeurs de rénovations pour cacher le coût extravagant de ce Toit dans ces rénovations. La R.I.O. veut nous faire avaler cette dépense inutile de 400 à 500 millions de dollars, et ce, en temps de crise où tous se serrent la ceinture.

Pouvons-nous penser que notre unique solution soit un Toit d’acier inapproprié pesant plus de 6,000 tonnes, pas pour du sport, … pour faire des films… alors que la structure portante de cette œuvre d’art du béton a été conçue pour recevoir un Toit léger et ouvrant suspendu au haut du Mât ?

Suivront des textes, sur l’appel d’offres en cours … depuis 5 ans avec ses surprises et ses changements, le Mât une rêverie ou une nécessité, mes recommandations et des textes à Messieurs le Premier Ministre et à Roger Taillibert.

Québécois, c’est à chacun de nous d’empêcher cette folie et d’exiger le retour au projet original.

Si, comme moi, vous avez de l’émotion lorsque vous passez devant ce chef d’œuvre, notre symbole, si vous avez mal accueilli le départ de nos Expos, le déménagement de nos Alouettes qui attiraient des foules de 53 à 57 000 spectateurs en 1977, si vous déplorez qu’il ne soit presque jamais utilisé et si vous regrettez la démolition de la fonction première du Parc Olympique, « un parc de sports », prenez quelques minutes pour lire les présents textes. Au lieu de vouloir le démolir, exigez au moins que nous revenions à sa fonction originale « le Sport » et à son premier Toit -- le meilleur de tous – celui de la conception même du Stade.

Permettez-moi de répéter,

Je suis fier et convaincu d’affirmer …

Ce fut pour moi le meilleur Projet de M. Drapeau, … le Gouvernement du Québec et sa RIO se sont chargés d’en faire le pire, … la raison de ma honte.


J’ai inséré des photos toutes datées à l’appui de mes écrits.

Ing. Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
L’ingénieur du Stade
Octobre 2009



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